Bonne fête, là!

C’est ma fête et pourtant…

bday

Pourtant, j’me sens pas super contente d’avoir 40 ans parce que je ne suis pas du tout là où j’aurais voulu être pis criss que ça me déprime…

Pourtant, mon ado n’a pas réussi à me faire un seul sourire ni à me souhaiter bonne fête ce matin.  J’ai encore une fois eu droit à son air bête des grands jours et j’ai même eu droit à son légendaire «t’es fatigante» quand je lui ai demandé si elle allait bien.   Je croyais que cette année, ce serait différent.  Mais je me trompais.

Pourtant, il ne va rien se passer de spécial aujourd’hui.  Je sais bien qu’à 40 ans, je ne reçois plus de cadeaux depuis belle lurette.  Mais aujourd’hui, ça me fait de la peine.  J’aurais aimé me faire réveiller doucement en me faisant souhaiter un joyeux anniversaire.  Ben oui, j’aurais aimé ça!  Dans toute ma « bipolarité », je sais bien que je dis toujours que ça ne me dérange pas, mais ça n’est pas vrai.  Parce qu’aujourd’hui, ça me dérange que mon chum vive à 1h de route parce que j’aurais aimé qu’il soit là à mon réveil.  Mais j’étais seule ce matin, encore une fois.  Je croyais que cette année, ce serait différent.  Mais je me trompais.

Pourtant, je vais passer la journée à envier les filles dont le chum les traite comme des princesses lors de leur fête.  Parce que le mien, bien que ben ben fin, il ne fera rien.  Même si, comme toutes les filles (ou presque, pas de panique!), je rêve de bague et de fleurs, de fin de semaine dans le Nord et de souper aux chandelles.  J’ai jamais eu ça, moi, un chum qui me gâte (même si, selon mon chum actuel, il y a déjà une fille qui a avoué être avec lui parce qu’il la gâtait.  Ç’a l’air que rendu à moi, il ne reste plus rien).  Moi j’en ai gâté en masse du mâle par contre.  Y’a trois ans, j’avais même organisé un surprise-party à l’ex (AKA le gros cave) pour souligner son quarantième anniversaire avec tous ses amis et il a failli virer de bord à la porte parce que j’avais dit quelque chose qui ne faisait pas son affaire.  J’ai bien eu un souper surprise à mes 30 ans, mais ce sont mes amies qui étaient à l’origine du projet.   Je croyais que cette année, ce serait différent.  Mais je me trompais.

Pourtant, je suis assise seule dans ma classe, dans le noir, à espérer que la cloche ne sonne pas trop vite.  Parce que les larmes qui coulent sur mes joues, j’ai ben de la misère à les retenir.  Parce que j’ai le coeur gros comme un autobus avec beaucoup trop de passagers dedans.  Parce qu’encore une fois, je suis là pour tout le monde mais qui est là pour moi?  Personne.  Je devrais avoir l’habitude, pourtant, puisque c’est toujours comme ça.  La seule différence cette année c’est qu’il y a un groupe de femmes extraordinaires qui ont pensé à moi first thing in the morning.  Heureusement qu’elles sont là!  Pour le reste same old, same old.    Je croyais que cette année, ce serait différent.  Mais je me trompais.

Aujourd’hui c’est ma fête et pourtant… pourtant je n’ai jamais été aussi malheureuse un 25 octobre.   Je croyais que cette année, ce serait différent.  Mais je me trompais.

 

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Comme une brique

J’pense que je t’ai jamais aimé…  C’est fou hein?  J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, et je réalise aujourd’hui qu’en fait.  Je ne t’ai jamais aimé.  Je n’ai jamais été amoureuse de toi.  J’ai aimé l’idée d’avoir retrouvé mon kick de jeunesse, je trouvais donc romantique de savoir qu’on ne s’était jamais vraiment oubliés, mais je ne suis jamais tombée amoureuse de toi.  En fait, après notre premier rendez-vous de «retrouvailles» (t’sais celui où tu as bitché contre ton ex pendant 3 heures), je n’avais aucune intention de te revoir.  Mais quand on est arrivés dehors et que tu m’as demandé, de but en blanc, «faque là on se revois tu ou…?» j’ai pas eu le courage de te dire non.  Je me suis dit que je me trouverais une excuse rendue là.  C’est cheap hein?  Je sais bien…  Puis quand tu m’as rappelée, ben, j’étais vulnérable.  Je trouvais le temps long toute seule chez moi, je t’avais quand même trouvé drôle la fois d’avant, ma fille était chez son père et je me suis dit «bof, pourquoi pas?».  Ouin…  Un autre 3h où, cette fois, on s’est remémoré des souvenirs du «bon vieux temps», potiné sur ce que nos anciens camarades de classe étaient devenus (ou pas!) et ri beaucoup.  Je te trouvais déjà plus sympa mais, l’attraction n’était pas là.  Puis ensuite, tu as parlé de souper ensemble.  Comme je savais que tu ne roulais pas sur l’or, c’est le moins qu’on puisse dire, j’ai proposé que l’on soupe chez moi.  Un brin nounoune, la fille.  Et le fameux soir du souper, ben j’ai bu trop de vin.  Et après que tu m’aies fait danser un slow, dans mon salon, sur «notre» toune d’ados, ben tu m’as embrassée et je t’ai laissé faire.  Tu embrassais plutôt bien, je dois l’avouer.  Puis on s’est retrouvé au lit.  Pis quand je me suis mise à pleurer pendant qu’on baisait, ben c’est pas parce que j’avais un flashback comme je t’ai fait croire.  C’est plutôt parce que je m’écoeurais moi-même de faire ce que j’étais en train de faire.  Parce que je te trouvais même pas beau.  Ça faisait juste un bail que j’avais pas baisé, mais je ne te désirais pas.

Et ça a continué pendant 2 ans.  Pendant 2 longues années, je me suis convaincue que j’étais follement amoureuse de toi, malgré mes amies qui me disaient «voyons donc, tu peux pas être amoureuse de lui, il te traite comme de la marde» et moi de te trouver des excuses, de moins en moins convaincantes.   Tu m’as quittée une fois, et j’ai pleuré et pleuré et pleuré à m’en rendre malade.  Mais tu es revenu et je t’ai repris, je ne comprends pas pourquoi. Il aura fallu que tu me laisses sans nouvelles, enceinte, et que je fasse une fausse-couche seule à l’hôpital pour que je fasse le move.  Pas fort de ma part mais c’est ce que ça aura pris.  Je ne t’ai jamais laissé, en fait.  J’ai juste jamais répondu à tes courriels, textos, messages, tous plus «gentils» les uns que les autres.  Et ce fût ça. Cette fois, je n’ai pas versé une larme, à part pour mon bébé perdu.  J’ai serré les dents à chaque fois qu’on mentionnait ton nom, par pure rage, pas par peine.

Quelques mois plus tard, j’ai rencontré quelqu’un.  Un beau quelqu’un.  Un bon quelqu’un.  Un quelqu’un qui m’a fait comprendre.  Me blottir contre lui m’a fait comprendre que si je n’avais aucune envie de te coller, ce n’était pas parce que je ne suis pas affectueuse; c’est parce que je ne t’aimais pas.  Avoir ses lèvres posées sur les miennes m’a fait comprendre que mon obsession de la brosse à dents n’était pas par souci d’hygiène buccale; c’est parce que je ne t’aimais pas.  Ne pouvoir m’empêcher d’avoir une main sur lui en permanence m’a fait comprendre que conduire manuel n’était pas vraiment un problème; c’est juste que je ne t’aimais pas.  Dormir à ses côtés m’a fait comprendre que les ronflements ne sont pas un problème; c’est parce que je ne t’aimais pas.  Tous ces petits gestes qui m’horripilaient chez toi me charment chez lui. Ses câlins impromptus, son désir insatiable, ses mains qui me cherchent toujours, son amour collant, envahissant, ça me comble.  Ça m’émeut.  Je l’aime.

Il m’aura fallu tout ce temps pour le réaliser, mais je ne t’aimais pas.

Mathias

Ton papa voulait t’appeler Matty.  Je préférais Mathias.  Tu aurais pu t’appeler Loraly aussi, mais j’ai su à la dernière minute que tu étais un garçon.  Je n’aurai toutefois jamais le plaisir, la joie de te dire que je t’aime, mon bonhomme.  De te tenir dans mes bras, de te bercer comme j’ai pu le faire avec ta grande soeur.  Parce que tu es parti avant.  Peut-être avais-tu deviné que papa n’était pas totalement prêt pour ta venue.  Peut-être sentais-tu que j’avais la trouille de t’élever seule.
Tu m’as fait peur si souvent, mon petit homme.  J’ai vu le médecin plus souvent que ma propre mère pendant ces 16 semaines.  Juste pour m’assurer que ton petit coeur battait encore.  Juste pour m’assurer que tu étais encore là malgré les saignements, les crampes et les craintes.  Les médicaments, les piqûres, tout y a passé.  Papa a paniqué un peu lui aussi, mais ton papa c’est un dur de dur, il a joué au plus fort, peut-être pour que moi j’aie moins peur.  Il t’a parlé aussi, c’était très mignon, il prenait mon nombril pour un micro et il te disait de rester accroché.  Mais en digne fils de deux têtes de cochon, tu n’en as fait qu’à ta tête.
Aujourd’hui, j’aurais une belle bedaine ronde et je me plaindrais de ressembler à une baleine.  Papa me dirait sûrement que je suis belle quand même et je ne le croirais pas.  Mais il aurait sûrement raison.  Me connaissant, ta chambre serait sûrement prête et j’attendrais ta venue avec impatience.  Papa aussi, sûrement.
Mais tu as choisi d’écourter ton séjour sur Terre.  J’ai essayé de me dire que c’est peut-être mieux comme ça vu que papa n’est plus là, mais je n’arrive pas à me croire.  Il n’était pas là non plus quand tu es parti jouer avec les anges, d’ailleurs.  Mais ça ne me console pas.  J’ai encore ton image gravée dans ma mémoire et dans mon coeur.  Je te vois, si minuscule, ton âme déjà partie. Je t’ai pleuré, tout en pleurant l’absence de ton papa, ça fait beaucoup de peine pour un seul coeur.
J’espère que tu es bien là où tu es, que tu t’amuses bien avec tous les autres minis qui sont partis trop vite.  J’espère que tu ne m’en veux pas d’avoir douté.   Je veux que tu saches, Mathias T., qu’il n’y a pas un jour qui passe sans que je ne pense à toi.  Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai toujours.  À un jour pas si proche, mon ange.
Ta maman qui t’aime

Goodbye

Un magnifique texte sur l amour ….  Je ne sais pas de qui ça vient, pris sur Facebook.  Je ne m’en attribue AUCUNEMENT les mérites!

Don’t settle for a love that leaves you feeling hollow and empty inside when you’re constantly giving pieces of yourself to him. Don’t settle for a love that doesn’t fill you to the brim with passion and desire. Don’t settle for a love that isn’t balanced. I know you love him, that’s why you stay. You stay because you want to believe there’s more to him. You want to be the one to crack the walls he’s built around his heart because you want him to let you all the way in, deeper than what he’s allowing you to know. And maybe it is as deep as it goes, maybe what he’s giving you is all he can offer, but that shouldn’t be enough for you. Some people love harder and deeper and that isn’t a bad thing. It simply means that you should be with someone who can love you equally as hard, you should be with someone who can love you equally as deep. You should be with someone who you feel satisfied with in every aspect because your hearts are compatible on a deeper level. Don’t settle for someone who can’t make your stomach fill with butterflies because you’re scared to be alone and you’re scared to live without him. Sometimes leaving is the best thing you can do for yourself. Yes — you’ll question everything, you’ll probably feel lost and alone, but you will start to heal on your own. You will find yourself and you will learn from your past. You’ll see things weren’t as good as you tried to convince yourself they were and you’ll feel whole on your own. You’ll find passions and love in unfamiliar places and you will cross paths with someone who loves you so deeply, and you will realize just how much you deserve. You will experience the deep love you are currently craving, but not receiving. All the love in his heart just might not be enough for you and that’s okay. Not everyone can love as wholly and deeply as you can. Walking away from a half-hearted love is hard, sweet girl, but you deserve to feel like you are worth it because you are. Don’t ever forget that.

Dépendance

J’aimerais ça que tu disparaisses.  C’est pas ben ben gentil mais j’aimerais ça que tu disparaisses.  Ça me rendrait service, tsé.  Juste pour ne pas vivre de rupture.  Parce que moi je ne serai jamais capable de te quitter.  Toi par contre, tu en es bien capable, on le sait.  Parce que tu l’as déjà fait, hein?  Avec toute la gentillesse qu’on te connaît. Sans compter toute les fois où tu m’as traitée de criss de folle, de timbrée, de cinglée, de container à marde… Quand tu m’as dit de me foutre ton cadeau de St-Valentin dans le cul parce qu’il y avait en masse de place.  Je t’ai écouté me dénigrer fois après fois, colère après colère, tout en te suppliant de rester, de ne pas me quitter, de ne pas m’abandonner…

If someone can fall asleep knowing you’re crying, knowing you’re hurting or didn’t get home safe, they don’t care for you… it’s time to move on.

Combien de fois tu m’as laissée m’inquiéter toute la nuit?  Probablement plus que je me rappelle.  Combien de fois as-tu rejeté mes appels ou fermé ton cell pour être bien sûr que je paniquerais?  Trop de fois pour que je veuille y penser.  De toute façon, tu finis toujours par dire que c’est de ma faute.  C’est moi qui t’ai fâché en faisant Dieu-sait-quoi, c’est moi qui n’ai pas arrêté de parler quand tu me l’as demandé (ou ordonné), c’est moi qui ferme jamais ma yeule bref, c’est moi qui te provoque…

Quand j’y pense pour vrai de vrai, je sais ben que ça n’a aucun maudit bon sens.  Que tout le monde et sa mère me dirait que je mérite mieux, beaucoup mieux.  Même si tu me dis d’arrêter de penser que je devrais être traitée comme une princesse, que je fais rien pour le mériter.  Quand j’y réfléchis pour vrai de vrai, je me dis qu’une partie de moi serait soulagée que tu ne sois plus là pour me causer tout ce stress.  Mais l’autre partie, celle qui te supplie de rester, celle qui est full dépendante affective, elle, elle capote juste à y penser.  J’en ai les mains qui shakent et mon ventre vire à l’envers.  Et je me dis que je passerais pas à travers une énième rupture amoureuse dans ma vie.  Que je n’y survivrais pas.  Que je ne peux pas vivre sans toi.  D’autres fois, je me dis que c’est comme un diachylon, que ça ferait extrêmement mal sur le coup mais qu’après, ça irait.  Mais même s’il est sale et à moitié décollé, je refuse de l’enlever, mon diachylon; c’est l’mien, j’le garde.  Et je stresse, et je stresse et j’angoisse et je stresse encore.  Quand je te sens distant, je suis à peine fonctionnelle.  Je fais des erreurs au boulot, j’ai une tête d’enterrement qui fait que tout le monde me demande ce que j’ai.  Et je ne peux pas répondre, tsé, parce qu’il faut bien que je te protège.  Parce que je ne veux pas entendre mes amis me dire de te laisser, que ça n’a pas de bon sens.  Alors je m’invente une perpétuelle fatigue.  C’est pas difficile parce que quand je te sens distant, je ne dors pas.  Je dors mal.  Je m’inquiète.  J’ai envie de t’appeler aux 5 minutes pour me rassurer.  Mais on oublie ça, s’il fallait que je t’appelle aux 5 minutes, tu pèterais les plombs ça ne serait pas long.  Et ce serait encore de ma faute.

J’voudrais tant que tu disparaisses.  Pas que tu meurs, que tu disparaisses.  Muté à Tombouctou, expatrié d’urgence pour cause de bêtise intense, caché incognito sous le programme de protection des témoins, peu importe.  Que je n’aie plus jamais à te faire face.  Ça ferait tellement moins mal de même.  Quoiqu’en écrivant, je me dis aussi que je ne veux pas que ça arrive, que je ne peux pas vivre sans toi.

J’pense que j’suis à bout…

J’oublie presque…

Quand je regarde ta photo, ça remplit mon corps de calme.  Mon tsunami intérieur se repose et mes épaules se détendent. Je respire mieux.

Quand je regarde ta photo, mes bras ont envie de s’ouvrir pour se diriger vers toi et te serrer fort tout contre moi.

Quand je regarde ta photo, un grand sourire niais pousse dans mon visage comme de la mauvaise herbe.

Quand je regarde ta photo, il y a mille souvenirs et mille odeurs qui remontent.  Des souvenirs de baiser, des sensations de caresses.  L’odeur de ton cou, tes yeux qui me regardent.

Quand je regarde ta photo, j’ai comme cette maudite envie de me retrouver la tête sur ton épaule, de mettre mon nez dans ton cou et de respirer ta peau.

Quand je regarde ta photo, avec un peu d’imagination, je te sens presque près de moi.  Je sens le fantôme de ta présence et j’oublie un peu que tu n’y es pas.

Quand je regarde ta photo, j’oublie presque que c’est pas toi, mon chum…

Quand on est moi …

Quand on est moi…Quand on est moi, on ne choisit pas, on se laisse choisir, parce qu’on se dit qu’on ne trouvera pas mieux de toute façon.
Quand on est moi, on se retrouve avec un homme qui cumule les faillites et qui me dit de me foutre mon cadeau de Saint-Valentin au c*l parce qu’il y a «en masse de place».
Quand on est moi, on court après l’amour comme d’autres courent après l’autobus.
Quand on est moi, on n’est jamais 100% sure de faire le bon choix parce qu’il y a toujours quelque chose qui cloche.
Quand on est moi, on se laisse traiter comme une merde parce qu’on a peur de perdre.
Quand on est moi, on passe sa vie à marcher sur des oeufs pour ne pas s’attirer les foudres de celui qui prétend nous aimer.
Quand on est moi, on rêve d’un homme plate-plate-plate qui nous traitera comme une reine (quand on est moi, on est trop vieille pour être une princesse!) et sera toujours là pour nous.
Quand on est moi , on fait souvent les mauvais choix sans savoir pourquoi.
Quand on est moi, on a vraiment très hâte d’être bien…

je m’excuse

Ma belle princesse,

Je m’excuse de ne pas être la maman dont tu aurais besoin parfois. De ne pas pouvoir te protéger contre tous les embûches de la vie.  De ne pas avoir fait le lavage parce que j’ai oublié, comme d’habitude, et que maintenant, tu doives porter des vêtements que tu n’aimes pas.

Je m’excuse de ne pas être la reine des lunches, ni la plus créative des cuisinières.  De ne pas être la meilleure ménagère et que la maison ne soit pas spick’n’span comme je le voudrais, comme tu le mériterais.

Je m’excuse aussi de t’avoir transmis mon anxiété, moi qui voulais tellement t’éviter ça.  Je suis désolée que tu te frottes les mains comme moi quand tu vis un stress et que ça t’empêche de dormir.  J’ai tant espéré que tu aies une bonne santé mentale.  Que tu ne sois pas comme moi.

Je m’excuse de ne pas t’avoir apporté la stabilité familiale dont tu aurais eu besoin.  Quand ton papa est parti, j’ai pensé mourir. Je suis désolée d’avoir été un robot pendant un certain temps.  Je m’en veux terriblement d’avoir enchaîné les relations vides avec des hommes sans envergure après.  J’aurais voulu te donner la sécurité d’une vie de famille saine et équilibrée.  Mais j’ai failli à la tâche, encore.

Je m’excuse de la peine que tu as eue, hier, quand Joe est parti.  Ça aussi j’aurais voulu te l’éviter.  J’aurais voulu qu’il soit finalement l’homme qu’il nous fallait. Je voulais tellement que l’on soit une famille et qu’il te traite comme sa fille.  Qu’il s’offre pour aller te chercher à l’école (ce qu’il ne faisait plus depuis belle lurette).  Que vous vous mettiez ensemble pour me taquiner.  Qu’il veuille aller te voir à tes cours de danse.  Qu’il écoute des films collé avec nous. Qu’il veuille faire des activités avec nous.  Mais ça ne s’est pas passé comme ça.  Et c’est un-peu-beaucoup pour te protéger que j’ai plus ou moins volontairement mis un terme à cette relation.  Je ne voulais pas que tu entres dans l’adolescence en pensant que c’était ÇA, un couple.  Je veux que tu aies un beau et bon modèle de relation de couple, un peu comme ton père et sa blonde, finalement.  Parce qu’entre Joe et moi, il n’y avait pas grand chose de sain.  Et je ne voulais pas que tu aies à vivre ça.

Je m’excuse si un jour, à l’âge adulte, tu te retrouves dans la chaise d’un psychologue à expliquer à quel point ta mère t’a fuckée.  Je l’ai fait moi-même.  Ça a même pas fait de bien.  Ça ne m’a même pas assez défuckée pour que je devienne une meilleure mère que la mienne a été.

Je m’excuse, ma princesse.  Je m’excuse et je t’aime plus que ma propre vie.  T’es mon univers et la seule chose que je ne regretterai jamais dans ma vie.

Ta maman qui espère que tu ne lui en voudras pas trop

Merry Effing Christmas

J’haïs Noël.  Je sais bien que je suis pas la seule, va!  Les réseaux sociaux sont remplis de gens qui détestent Noël.  Parce que c’est rendu TELLEMENT commercial, qu’on prend TELLEMENT plus le temps pour les «vraies choses» et bla bla bla…  Hélas! Dans mon cas, mes motifs ne sont pas si nobles.  Je dirais même que ce sont des motifs très très égoïstes.  Je déteste Noël parce que je n’ai pas de famille.  Parce que je suis jalouse de tous ceux qui en ont une.  Parce que la veille de Noël, plutôt que de me régaler de bons petits plats maison, de pâtés, de crudités et de bons vins, je vais probablement regarder mon chum manger ses sempiternelles protéines (un shake, suivi de boeuf haché maigre, de blancs d’oeufs et peut-être du riz s’il s’est beaucoup entraîné (et ça, c’est si on est encore ensemble, ce qui est de moins en moins sûr).  Je vais sûrement me faire une salade parce que c’est vite fait et j’aime ça.  Et c’est tout.  Je ne suis pas certaine que j’aurai un cadeau, parce qu’à ma fête il est allé me chercher un parfum au Jean Coutu à 8h le soir-même. Et ça a été ça… Pas de gâteau, pas de carte, pas de surprise… Rien…

Même dans ma jeunesse, j’ai toujours rêvé de gros party de famille (tsé le genre de party que tout le monde critique parce que ça ne leur tente pas de voir les mon’oncles qu’on ne voit qu’une fois par année et qu’on est obligés de faire semblant d’aimer).  Mais non, du côté de mon père il ne se passait foutrement rien et du côté de ma mère (qui dit depuis toujours qu’elle rêve de s’endormir le 23 décembre pour se réveiller le 2 janvier), je finissais inévitablement dans le sous-sol à avoir de la peine parce que mon grand-père passait des commentaires sur mon poids.  Et, tout aussi inévitablement, ça se terminait en chicane.  Pour moi, les 25 décembres de mon enfance se ressemblent tous.  Le matin, je déballais généralement mes cadeaux toute seule dans le salon.  Hors de question que ma mère se lève: elle était sur son lendemain de brosse.  Généralement, elle passait la journée à râler entre le divan et son lit, parce qu’elle avait mal à la tête.  Alors je regardais la télé et je m’amusais avec les cadeaux reçus.

Et ça, ce n’est que Noël.

Au Jour de l’An, rien.  Juste rien.  On soupait comme d’habitude et on attendait le Bye Bye de l’année.  Généralement, je tombais endormie et je le regardais le lendemain.  Et c’était ça.

Pendant les années où j’ai été avec l’Intello, j’allais à Noël chez ses parents dans les Laurentides.  Souper, bonne ambiance, échange de cadeaux, nous avions du plaisir.  Ensuite, au Jour de l’An, c’était chez une de ses tantes que le party se passait, une différente à chaque année.  En plus ma meilleure amie Mimi étant sa soeur, les ingrédients étaient tous en place pour que je passe de belles Fêtes.  Malheureusement (ou heureusement pour moi), ma relation a pris fin et j’ai passé les derniers Noëls seule.  Au moins, il y a toujours de l’action du côté du père de ma princesse alors elle au moins n’a pas à vivre ce que moi je vis depuis toujours.  Elle a une belle robe de Noël et passe une belle période des Fêtes.  J’aimerais pouvoir lui offrir la même chose mais mes choix de vie ont malheureusement fait que je me suis enlisée dans la même vie que celle que j’ai vécue.

Est-ce que pour 2016 je peux demander que ce soit différent, svp?  À près de 40 ans, il me semble que c’est mon tour. Si quelqu’un connaît le gros bonhomme en rouge, faites-lui le message please!

 

 

J’aurais dû…

Comme j’en ai déjà parlé dans mon texte «mauvais choix», j’ai beaucoup de difficulté à faire les bons choix dans ma vie amoureuse.  Et je passe ma vie à avoir des regrets. Comme celui-ci…

Alors que j’étais dans un groupe de célibataires sur le Net (celui-là même où j’ai rencontré Monsieur), j’ai jasé avec un certain «Luc».  Je le trouvais sympa.  Il me trouvait sympa.  Et un beau jour, mon grand ami (je l’appellerai Trucker) me dit que ce même Luc a travaillé avec sa blonde et que c’est un profiteur.  Il reste vague mais me dit tout de même que c’est un paresseux, etc.  Et moi, bien entendu, je l’écoute.  De toute façon, puisque nous n’avons pas les mêmes semaines de garde, je me dis que c’est compliqué en partant.

Nous avons toujours gardé contact, se faisant des confidences sur nos déboires amoureux.  Luc joue encore à me flirter mais il semble avoir réalisé qu’il n’a aucune chance.  Sur ses photos je lui trouve un certain charme.  Il est mignon dans ses paroles. Il fréquente une fille qui consomme, tente de l’aider.  Il la laisse.  Il s’achète une maison alors que moi je le prenais pour un taré paresseux et profiteur.  Et il se met à fréquenter une de mes connaissances.  Il me dit à quel point il veut que ça fonctionne avec elle alors que de mon côté, Joe menace de partir 2 fois par mois.  Elle met des photos d’eux qui ont du plaisir sur Facebook alors que Joe ne veut jamais rien faire.  Elle publie aussi des photos d’elle avec un bouquet de fleurs et un verre de vin en le remerciant et disant qu’elle a le meilleur amoureux alors que Joe ne m’a pas offert de fleurs depuis des lunes et que je n’ai pris un verre de vin en tête à tête avec lui que lors de notre premier souper chez moi.

Je sais, je sais, on me dira que les premiers temps sont toujours les plus beaux, mais je ne peux m’empêcher de comparer.  Alors je me dis: aurais-je dû lui donner une chance? Qui sait… Mais la vraie question demeure: quand vais-je finalement cesser d’écouter ce que les autres autour de moi me disent et y aller avec mon propre jugement.  Un jour, peut-être…